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# Posté le samedi 19 septembre 2009 16:09

Modifié le samedi 28 novembre 2009 12:37

Accroche

Accroche
Cette précieuse vraisemblance.

______«_Lisez ces quelques pages de ma vie et vous comprendrez tout. Si en tournant le dernier
verso vous n'avez toujours rien compris, alors c'est que vous n'êtes pas comme moi,
vous n'êtes pas brûlés par cette passion ardente, vous n'êtes pas détruits à petit feu.
Il faut le vivre pour le comprendre.Un jour quelqu'un a dit
« La sensation d'être fan ne se décrit pas, elle se vit »
Aujourd'hui je pense qu'aucune sensation ne se décrit.
A mes yeux elles se vivent toutes et je la vis pour toi.
Lilly _»


__________________________ Nothing is ever what it seems when you live inside your dreams.

MON BLOG CRITIQUE DE FICTIONS :
PRECIEUSE-VRAISEMBLANCE

Take Pleasure.

Je suis l'auteur de Regarde-Nous-x.


# Posté le samedi 19 septembre 2009 14:23

Modifié le samedi 28 novembre 2009 11:46

Prologue

Prologue


uuu13 juin 2o1ouuu




- Lilly ? Mais qu'est-ce que tu fais là ma chérie ?

Je n'ai pas envie de te répondre, je veux juste te serrer dans mes bras maman. Tes bras qui m'ont tellement manqué. Voilà presque neuf mois que je ne t'ai pas vu, neuf mois c'est long maman, très long. Surtout quand tout se termine avant d'avoir vraiment commencé.

- Curt ne veut plus de toi ?
- Non... dis-je en souriant faiblement tout en posant mes affaires au salon. Non ça n'a rien à voir avec ça. C'est juste que... que... les choses changent maman, je murmure en te regardant dans les yeux, la première fois depuis que je suis arrivée. Tu avais raison et au fond j'avais raison aussi dès le début : ce stage n'était pas une bonne idée.




________



Ma chambre, mon endroit à moi, mon seul coin d'intimité. Il y a bien longtemps que je n'en ai plus eu d'intimité. Il y a bien longtemps que je n'ai plus eu de chambre à moi.

Je suis partie neuf mois. Neuf mois loin d'elle, loin de tout. Neuf mois durant lesquels j'ai découvert plein de choses et sur moi et sur les gens qui m'entourent. Plein de choses sur le monde, plein de choses sur la vie. Je crois que ça a été l'une de mes expériences les plus enrichissantes. Malheureusement on dit que toutes les bonnes choses ont une fin, aujourd'hui c'est la fin, mais est-ce la fin d'une bonne chose ?

Je crois qu'il est temps de te sortir cher vieux journal.
Un journal intime... Qui aurait cru que j'en écrirai un un jour ? Sûrement pas moi.








Nous sommes donc le 13 juin 2o1o



Préface, avant-propos, avertissement... début ?

Parfait. Il faut que tout ça soit parfait. J'ai l'impression que jamais je ne serai à la hauteur, j'ai l'impression que jamais je n'arriverai à mettre des mots justes sur toute cette histoire, sur toute notre histoire.

Je ne savais même pas par où commencer. Oui, j'ai bien écris savais. J'ai à présent trouver un début. J'ai à présent trouver un bon début. Pas notre début, certes, mais plutôt le début de notre résurection. Le début de la suite si vous préfèrez. Le début du changement.

Un peu ambigue tout ça n'est-ce pas ? Ca tombe parfaitement bien ! Je ne vois pas pourquoi je serais la seule à être complètement paumée. Maintenant vous l'êtes aussi. C'est déjà une bonne chose de faite.

On m'a toujours dit que pour apprécier une lecture, pour ressentir tous les petits détails qu'un auteur veut vous faire passer, il faut être en condition. Mais c'est quoi être en condition ? Est-ce que cela veut dire que quand l'auteur décrit une scène de pic-nique à la campagne en famille au bord d'un ruisseau, le lecteur doit justement se trouver au bord d'un ruisseau en pic-nique avec sa famille à la campagne ? Je ne pense pas. Je pense que c'est à l'auteur lui-même de pouvoir, de savoir vous mettre en condition.

Les pages qui vont suivre ne dévoileront pas seulement ma vie mais la vie en commun qu'on a tous ensemble. Qu'on a eu tous ensemble. C'est une thérapie, un besoin vital.
That's why it has to be perfect.

Je veux que si un jour vous tenez ce recueil entre vos mains vous soyez capables de le lire n'importe où, de le vivre n'importe où. Je veux que vous puissiez l'ouvrir dans le métro et être absorbé par ces pages, je veux que vous puissiez le lire tard le soir en cachette sous votre couette avec pour seule lumière le faibe rayon que produit votre lampe de poche. Je veux juste que vous soyez absorbés par ces pages. Je veux que vous puissiez le lire avant de monter sur scène faire votre show, le lire secrètement pendant vos réunions professionnelles, le lire avant de partir au travail, le lire pendant que vous marchez dans la rue, le lire à chaque feu rouge, vous avez le feu vert, parce-que je veux juste que vous soyez absorbés par ces pages.

Je veux que ce livre devienne votre drogue. Je veux que ce livre remplace votre cigarette quotidienne. Je veux que ce livre hante vos nuits. Je veux que ce livre vous suive partout.


Je veux juste que vous soyez absorbés par ces pages.


Lisez ces quelques pages de ma vie et vous comprendrez tout. Si en tournant le dernier verso vous n'avez toujours rien compris, alors c'est que vous n'êtes pas comme moi, vous n'êtes pas brûlés par cette passion ardente, vous n'êtes pas détruits à petit feu. Il faut le vivre pour le comprendre. Un jour quelqu'un a dit « La sensation d'être fan ne se décrit pas, elle se vit ». Aujourd'hui je pense qu'aucune sensation ne se décrit. A mes yeux elles se vivent toutes et je la vis pour toi.

Je ne commencerai pas cette histoire depuis le début. Je vais juste la commencer pour vous, pour nous, là où bon me semble. Je ne savais même pas par où commencer. Oui, j'ai bien écris savais. J'ai à présent trouver un début. J'ai à présent trouver un bon début. Pas notre début, certes, mais plutôt le début de notre résurection. Le début de la suite si vous préfèrez. Le début du changement, là où tout continue, grâce aux personnes qui ont fait que tout à pû commencer.

Ce n'est pas une histoire d'amour impossible que vous vous aprêtez à lire. Ce n'est pas une histoire d'amour entre une rockstar adulée par des millions de personnes et une simple fan. Le seul amour que vous trouverez dans ces lignes c'est l'amour que je lui porte. C'est l'amour que je porte à mon histoire avec lui, avec eux, avec vous, avec toi.

Embarquez dans le tourbus de ma vie, dans la tournée de mon existence.
Ce journal est pour toi C*, même si je sais pertinemment que tu ne le liras jamais.

Ca me tue, alors j'écris pour notre éternité.

_________________Lilly.












uuuuuuuuu Note de l'auteur : uuuuuuuuu

Ce que j'aimerais c'est avoir vos impressions sur ce prologue. En le lisant vous aurez compris que la fiction sera une sorte de journal intime mais ce n'est pas le genre de l'histoire pour autant. Je n'écrirai pas que sous le point de vue de Lilly, que dans son journal. Je jouerai entre le passé et le présent. Le passé appartenant très souvent au journal, mais pas tout le temps, et le présent à la narration normale. Les Tokio Hotel arrivent au prochain chapitre. Quelques petites questions pour vous...


______________________________________Que vous inspire-t-il ?
______________________________________Qui est Lilly ?
______________________________________Qui est Curt ?
______________________________________Qui est C* ?
______________________________________Que s'est-il passé pendant ces neuf mois ?

And the most important : est-ce que vous aimez ?

# Posté le samedi 19 septembre 2009 18:05

Modifié le samedi 28 novembre 2009 12:02

Chapitre 1 « On croise beaucoup de monde durant toute une vie mademoiselle. Certaines personnes vous marquent à vie, d'autres non. »

Chapitre 1                                                                                                   « On croise beaucoup de monde durant toute une vie mademoiselle. Certaines personnes vous marquent à vie, d'autres non. »
S'introduire dans la vie de quelqu'un... ça répugne certains alors que d'autres en rêve. Je vous offre sur un plateau d'argent une belle brochette de personnes toutes plus diffèrentes les unes que les autres, mais si vous vous donnez la peine d'aller au-delà des apparences peut-être pourriez-vous éprouver de la sympathie, ou autre chose, pour quelques unes d'entre elles.
Si vous n'arrivez pas à vous inscruster pleinement dans la vie de ces gens, imaginez juste que vous êtes C* l'espace d'un instant. Un instant seulement, parce-que vous n'êtes pas C*.
Chacun a son histoire, chacun a son parcours, chacun a sa vie... mais faisons une petite pause dans l'avancée de notre existence pour s'immiscer dans la peau d'un de nos semblables. On a beau être tous diffèrents, au fond peu de choses nous séparent.



_____Partagez avec eux cette Précieuse Vraisemblance.
_______________________Wertvoll Wahrscheinlich.


________






uuu13 juin 2o1ouuu






- Lilly, tu ne vas pas rester enfermée dans ta chambre toute la journée, chérie...

Je déteste voir ma mère comme ça, surtout à cause de moi. Je n'aime pas qu'elle s'inquiète, je n'aime pas qu'elle se rende malade pour mes beaux yeux. Je devrais aller la serrer dans mes bras, je devrais lui faire un sourire éblouissant en lui disant que tout va bien, que je vais parfaitement bien... mais je ne peux pas. Je n'y arrive pas, je n'en ai pas la force, je n'en ai pas l'envie.

Je n'ai pas envie de réenfiler ce masque transparent qui protégeait toutes mes émotions, ce masque qui, je le croyais, était à mon avantage. A présent qu'il est tombé, à présent que j'ai ouvert les yeux je me rends compte qu'il me fait souffrir et me fera encore plus souffrir si je le reporte.

Aujourd'hui j'ai juste besoin de souffler, de faire le point et de réfléchir. Je dois prendre une décision dans peu de temps, et je veux que cette décision soit la meilleure possible, pour tout le monde.

- Bon... soupire alors ma mère l'air résigné. Si tu as besoin de quoique ce soit je suis au salon. N'hésite pas ma puce, souffle-t-elle en me baisant le front de ses lèvres humides. Je t'aime.
- Moi aussi je t'aime maman.

Il y a un an. Un an jour pour jour. Il s'en est passé des choses en un an, je me souviendrai à jamais de cette journée pour le moins spéciale, c'est une certitude.





Je remonte au 13 juin 2oo9.



Encore une fois je venais de me disputer avec Frankie au sujet de ce stage officiellement, au sujet de notre divergence de point de vue au niveau financier officieusement, une fois de plus, comme d'habitude. S'il y avait bien une chose que je destestais chez elle c'était ça : sa vision du monde et des gens qui l'entourent. Je ruminais encore mes idées noires sur elle et son sale entêtement quand :

- Oh, je... je suis sincèrement désolée monsieur, je... j'avais la tête ailleurs, balbutié-je en me baissant pour ramasser les papiers de l'inconnu éparpillés sur le sol parisien. Sincèrement je suis navrée. J'espère que je ne vous ai pas fais mal au moins ?

A cet instant j'ai relèvé la tête. J'ai relèvé la tête et mes yeux, mes yeux qui ont croisé les siens pour y rester accrochés un long moment. Un long moment ou plutôt quelques secondes mais tu sais, parfois il suffit de quelques secondes pour que ta vie bascule, tu dois savoir de quoi je parle.

Tu sais de quelles secondes je parle. Tout le monde a déjà vécu ça au moins une fois dans sa vie, c'est irréfutable. Tu sais... ce sont ces secondes qui s'échappent à une vitesse fulgurente, ces secondes que tu voudrais rattraper mais qui ne s'arrêteront jamais.
Et bien des fois ces secondes te semblent interminables parce-que le supplice qu'on t'inflige durant ce laps de temps est trop dur, la sensation est trop forte, trop inconnue. Elle fait trop peur, parce-que tout le monde a peur de l'inconnu, c'est bien connu.


C'est de ce genre de secondes dont je te parle.


- Ne vous en faites pas mademoiselle, vous devez être la seule personne, ou du moins une des très rares, à s'arrêter après avoir bousculer quelqu'un, rit-il de bon coeur. Et puis, je ne peux pas vraiment dire que je regardais où j'allais.
- Vous... vous avez raison, dis-je en lui rendant ses biens. Sûrement raison.

C'est là où j'ai vu cette affiche pour la première fois. C'est la que j'ai eu un premier déclic, inconsciemment certes, mais un premier déclic quand même. C'est là, quand je lui ai tendu ses papiers égarés. C'est là, quand ses yeux se sont posés sur mon bracelet, sur ton bracelet, et s'y sont attardés un peu trop longtemps pour que tout soit naturel.
Il m'a fallu seulement quelques secondes pour comprendre que ma vie allait basculer.

- Je... on ne s'est pas déjà vu quelque part ? demandé-je alors subitement.

Je me souviens qu'à ce moment précis il a relevé la tête et m'a regardé droit dans les yeux. C'était la deuxième fois en même pas cinq minutes que nos regards se croisaient. Je me suis alors sentie totalement désemparée, c'était comme s'il avait réussi à sonder mon âme.

- On croise beaucoup de monde durant toute une vie mademoiselle. Certaines personnes vous marquent à vie, d'autres non.

Je n'ai même pas eu le temps de répondre quoique ce soit que l'inconnu était parti. Tu sais C*, il m'a complètement troublé. Je me suis vraiment sentie mal quand il a disparu. Ses paroles ont éveillé en moi quelque chose de nouveau, quelque chose d'inconnu... et j'ai peur de l'inconnu, c'est bien connu.





________





uuu13 juin 2o1ouuu






- Elle est partie ?

Oui, oui Bill elle est partie. Ne me regarde pas comme ça, ne me fais pas ton regard de tueur ou même tes yeux de chiens battu je n'y peux rien, c'est comme ça. Tu sais aussi bien que moi que cette fille est bornée, c'est peut-être pour ça qu'on s'entend aussi bien tous les trois d'ailleurs.

Oui Bill, elle est partie. Elle est partie hier soir, ou plutôt cette nuit. Oui Bill, je suis la dernière pesonne qu'elle a vu ici, oui Bill je crois que c'est à cause de moi si elle est rentrée.

- T'es... t'es le seul à savoir ça Tom ? demande alors mon frère en se massant le front.
- Oui.

Ca me bouffe. Je me repasse sans arrêt la scène dans ma tête et ça me bouffe parce-que... parce-que je ne sais même pas quoi penser. Je ne sais pas comment je dois réagir, je ne sais même pas de quoi j'ai envie. Habituellement j'en aurais rien à foutre, littéralement rien à foutre et c'est ce dont j'essaie de me persuader, que j'en ai rien à foutre, mais j'ai quand même ce sentiment de culpabilité qui me bouffe bordel.

Je déteste cette sensation.


- Ca ne sert à rien d'essayer de l'appeler Bill, elle ne reviendra pas.
- Pourquoi elle s'est barrée Tom ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? On s'entendait tous bien, on a tous passé du bon temps ensemble, on était tous amis et là... là elle s'en va comme ça sans rien dire, s'exclame-t-il alors en se levant du canapé pour venir se poster droit devant moi. Qu'est-ce qu'il s'est passé putain !?
- C'est compliqué.

C'est très compliqué. Tu sais Bill, il y a ces fois où tu crois que tu contrôles tout, que tu es maître du jeu, tu vois de quoi je parle Bill ? Bien-sûr que oui tu vois.
Il y a donc ces fois où tu crois avoir le contrôle sur tout puis... puis tout t'échappe petit à petit sans même que tu ne saches vraiment pourquoi. Petit à petit tu perds le contrôle sur tout, des petits détails qui devraient être insignifiants, qui étaient insignifiants, prennent des proportions énormes, ils grossissent de secondes en secondes, d'heures en heures, de jours en jours jusqu'à ce que tu sois complètement détruit.

- Elle reviendra.





________





C'est toujours lors de ce fameux 13 juin 2oo9, dans l'après-midi.



J'aime cette odeur qui réchauffe mes narines, cette odeur qui me met l'eau à la bouche, cette odeur qui me rappelle tant de choses, cette odeur qui fait remonter en moi tant de souvenirs. Ces tendres souvenirs d'enfance, encore une fois tu sais desquels je parle C* et tu sais exactement de quoi je parle.

J'étais assise toute seule devant un bon chocolat chaud, au Starbuck. Frankie venait de partir elle devait aller voir je ne sais qui, encore un garçon je suppose, elle disait tout le temps qu'elle voulait s'entraîner pour le jour-J, pour le jour qui changerait sa vie. C'était Frankie, tu sais comment elle est.

Assise toute seule je repensais à ma rencontre de ce matin, cet homme que j'ai bousculé. Je te jure C* que j'étais sûre et certaine de l'avoir déjà vu quelque part, c'était comme si... comme si j'avais vu un fantôme, un vieux fantôme.

Je ne sais pas si tu as déjà éprouvé ça mais je te promets que c'est vraiment bizarre. Je ne souhaite à personne de ressentir ça un jour, ça fait trop mal. Beaucoup trop mal.


C'est mon portable qui m'a tiré de toutes mes réflexions.


« Putain Lilly, je t'ai trouvé un putaaaaaaaain de cadeau pour ton anniversaire !
Tu vas pas en revenir, je sais que tu vas me sauter au coup et me remercier de tout !
Frankie. ♥
»

A cet instant je me suis demandé ce qu'elle pouvait bien faire, tu sais Frankie et ses idées de folles... elle m'en a fait voir de toutes les couleurs.

J'en avais marre de ruminer mes idées noires, j'en avais marre de boire mon chocolat viennois toute seule alors je me suis levée, je me suis dirigée vers la porte pour sortir, mon chocolat chaud en main et là...

- Oh ! Désolée, pardon... j'ai pas regardé où j'allais... je suis trop maladroite en ce moment, pardon.

Sans que je ne puisse me retenir j'éclatais de rire. J'avais beau avoir mon haut blanc totalement tâché de mon délicieux chocolat, j'avais beau avoir mon sac à main ouvert sur le sol, je rigolais. Et tu sais pourquoi C* ? Parce-que j'aimais ça.

- T'en fais pas c'est rien, dis-je en rigolant. Ce matin j'ai moi aussi bousculé quelqu'un et j'étais dans la même situation que toi. Je sais que c'est gênant.
- Oui mais la personne que tu as bousculé n'était sûrement pas dans l'état que... Je t'ai carrèment bousillé ton haut !

Cette jeune fille blonde, qui semblait légèrement plus âgée que moi, me faisait bien rire C*. Tu sais que c'est agréable de voir une parfaite inconnue se faire du souci pour toi ? Cet homme ce matin avait raison : rares sont les personnes qui prennent le temps de s'excuser et bon sang, qu'est-ce que ça fait du bien quand quelqu'un le fait !

- Je te dis que ce n'est rien. Je t'assure tout va bien. Je rentrais justement chez moi là, j'habite pas très loin je n'aurai pas beaucoup de trajet à faire. Et puis ce haut était trop vieux, ça faisait un moment que je voulais m'en débarasser.
- Je... ça fait plaisir de voir quelqu'un d'aussi bonne humeur. C'est quoi ton secret dis-moi ? A ta place j'aurais péter un câble !
- Je ne suis pas tout le temps de bonne humeur rassure-toi, mais il y a des choses beaucoup plus graves que ça tu sais, répondé-je en souriant.
- Je m'appelle Sascha au fait, dit-elle en me tendant la main.
- Moi c'est Lilly.





________





uuu13 juin 2o1ouuu






- Sascha...

Quoi ? Quoi Sascha !? Je veux juste qu'on me foute la paix ! Surtout toi espèce d'abruti ! Tu savais exactement ce qu'il se passait, tu le savais très bien et tu n'as rien fait parce-qu'au fond t'es qu'un trouillard qui ne comprend rien aux filles.
Tu peux critiquer les autres, tu peux critiquer ton frère qui ne couche pas avec n'importe qui, tu peux critiquer Georg qui ne se tappait que des thons comme tu dis, tu peux critiquer Gustav qui n'a toujours pas de copine mais toi, Tom Kaulitz, toi tu n'es pas mieux qu'eux.

- C'est pas de ma faute, elle n'a rien voulu savoir je te jure que... que... et puis pourquoi je me justifie moi bordel !? Tu sais quoi, bah si tu ne veux rien entendre c'est pareil, de toutes manières vous me cassez tous les couilles ! Tous autant que vous êtes PUTAIN ! Cette histoire ça ne vous regarde pas, ce qu'il s'est passé ça ne vous regarde pas ! RIEN NE VOUS REGARDE BORDEL, RIEN ! TU M'ENTENDS !? hurle-t-il à plein poumons.

On est là, tous les deux au milieu du hall de ce grand hôtel italien. L'avantage c'est que même si tout le monde nous dévisage, personne n'a rien compris à ce qu'il a dit. Vive les deutsch in Italia !

Je crois que j'ai rarement vu Tom dans une colère aussi noire, mais ce dont il ne se rend pas compte c'est que je suis exactement dans le même état que lui. Je déteste qu'on me prenne pour une conne.

- Tu te fous de ma gueule là ? Ca ne nous regarde pas ? Mais tu te moques de qui Tom !? CA NOUS CONCERNE TOUS ! C'est notre histoire à tous ! On est un groupe, on est comme une famille c'est bien toi qui l'a dit non ? Tu devrais t'écouter parler de temps en temps Tom, je te jure que ça te ferait du bien. Tu peux dire que Bill est égoiste, mais t'es pire que lui, tu ne penses qu'à toi mais t'es PAS LE CENTRE DU MONDE, c'est clair ?
- VOUS ME FAITES TOUS CHIER ! VOUS ET V...
- NON MAIS OH ! Qu'est-ce qu'il se passe ici ? Vous êtes pas bien ? On vous entend gueuler dans tout l'hôtel, je suis sûr que les fans dehors on tout entendu, VOUS CRIEZ PLUS FORT QU'ELLES !

Ca c'est David. C'est David qui péte sa durite et croyez-le ou non, ce n'est vraiment pas beau à voir. En général on aimerait mieux être trois pieds sous-terre plutôt qu'en face de lui quand il s'énerve. Je vous jure ! Parole de Sascha.

- Sascha tu bouges ton joli petit cul pour rejoindre ton père, Cerena ou Lilly je m'en fou mais tu dégarpilles vite fait bien fait d'ici. Quant à toi Tom tu files rejoindre les autres au restaurant je n'ai pas terminé ma petite réunion. T'es ici pour de la promotion, t'es ici pour ton boulot alors tu l'assumes. Oui t'as le droit de saturer, oui t'as le droit d'être fatigué, oui t'as le droit de péter les plombs mais pas quand tu bosses ! Tes sautes d'humeur passent après tout ça, compris ?

Voilà, c'était la tempête David qui vient de passer, oui tempête parce-que là c'est de la rigolade, il est pas vraiment fâché, du moins il a fait pire, bien pire. J'ai bien eu envie de lui dire que Lilly n'était plus là et que donc par conséquent je ne pouvais pas aller la voir mais ce n'est pas vraiment une idée judicieuse : il serait encore plus énervé et David en colère je vous ai déjà dis que ce n'était pas quelque chose à voir. La tempête ce serait transformée en tornade.

Non, effectivement tout lui répéter serait loin d'être une bonne action. Une idée bien plus subtile vient de me traverser l'esprit. Une idée qui arrangerait sans doute tout le monde. Pour ça il faut que je vois mon père.





________





uuu13 juin 2o1ouuu






J'ai besoin de sortir, de faire un tour dans Paris, dans ma ville de toujours. Il n'y a qu'ici où je me sens vraiment chez moi. Je la connais par coeur, dans ses moindres recoins. J'ai passé toute mon enfance ici, j'ai passé toute ma courte vie entre ces quatre murs.

C'est pour ça que je suis sortie, c'est pour ça que je suis sortie sans rien si ce n'est que mon carnet et mon portable : j'avais besoin d'air.

J'ai longtemps hésité à le prendre mon portable. Une part de moi voulait être tranquille, voulait que personne ne vienne la déranger alors que l'autre... l'autre est beaucoup plus complexe. L'autre je la déteste parce-que cette autre part a toujours ce putain d'espoir qu'il sonne pour m'annoncer une bonne nouvelle.


Mais comment voulez-vous qu'on m'annonce une bonne nouvelle si je n'ai pas la moindre idée de ce que pourrait être une bonne nouvelle dans la situation actuelle ?


Serait-ce une bonne chose qu'il m'appelle ? Serait-ce une bonne chose qu'il s'excuse ? Mais qu'il s'excuse de quoi... c'est moi qui suis partie non ? C'est moi qui lui ai dis de ne plus me rappeler. Je ne sais même pas ce que je veux. Est-ce que je la veux elle ou bien est-ce que je le veux lui ?

C'est dans ces moments là où j'aimerais vraiment que tu sois là. C'est dans ces moments là où tu me manques le plus. Je te jure que... à cet instant précis j'ai envie de vomir, j'ai envie de m'allonger sur le sol du Champs de Mars, de m'allonger et de tout vomir jusqu'à ce que mon corps ne soit plus qu'une carcace. Je veux tout oublier, je veux que tout sorte de moi, je veux que ces vieux démons dégagent à jamais. Et le pire c'est que c'est moi qui me donne envie de gerber.

____________Que de vulgarité Lilly.





Cette fois-ci je passe au 14 juin 2oo9.



- Tu crois qu'elle va nous dire quoi ? Bordel Lilly je suis sûre qu'elle va nous parler du stage ! Allez vieille pie accouche !

Comme tu l'as sûrement compris, j'étais avec Frankie. On était en cours, tu sais c'est l'école que j'ai toujours voulu faire, cette grande école qui réunie les métiers de la communication et ceux de l'art. Et bien à présent j'y suis dans cette grande école parisienne et j'espère que tu es fière de moi C*.

On était donc toutes les deux assises au fond de la classe en attendant que la vieille pie, comme le dit si bien Frankie, daigne enfin ouvrir son bec pour nous annoncer ce qu'elle avait à nous annoncer.

- Vous savez tous qu'en vous inscrivant dans cette école vous signez un pacte de réussite professionnelle. Le corps professiorial et moi-même voulons que vous réussissiez tous votre vie active, aussi bien pour votre mérite personnel que pour l'image de l'école.

Vieille peau. C'est la seule chose que je n'ai jamais vraiment apprécié dans cette école : la mentalité des gens. Dedans tu ne trouves que des filles et des fils à papa qui croient que l'argent engendre la réussite. C'est désolant.
Frankie a beau être ma meilleure amie, elle est exactement comme eux.

- C'est pourquoi nous vous demandons à tous de trouver un stage en entreprise en rapport avec le métier que vous souhaitez excercer plus tard, il va de soi. Nous sommes le 14 juin 2oo9 très chers élèves. Le 13 septembre prochain vous devez tous allez travailler avec votre tuteur, bien entendu travailler est un bien grand mot puisque vous ne serez pas payés, mais ce n'est pas l'argent qui vous manque.

Le cours était fini, je pouvais rentrer à la maison. Durant tout le chemin jusqu'au métro Frankie me parlait de son père, elle me disait qu'elle savait exactement quoi faire puisque son père avait de l'argent. Son père était ami avec des photographes tels que Walter Chin ou Kenneth Willardt. Son père avait de l'influence et des contacts un peu partout. Ah... son père.

C'est ce dont je te parlais tout à l'heure : tous les fils à papa savent exactement où ils vont. Leur chemin est tracé. Leurs parents font tout pour eux, quant à leur progéniture, elle, elle doit se mesurer au grand défi qu'est de reconnaître une carte bancaire d'une carte de cantine et d'au mieux retenir quatre petits chiffres, au pire de savoir écrire convenablement en toutes lettres un nombre avec plus de quatre zéros derrière le cent, oui parce-que le chéquier est aussi un accessoire indispensable !

- Et toi ma Lilly, qu'est-ce que tu vas faire ? La musique c'est pas le domaine le plus facile à percer...
- Ce que je vais faire Frankie ? dis-je en montant dans le métro à sa suite. Je vais tout simplement me déplacer dans les maisons de disques, les appeler et leur écrire. J'espère qu'une d'entre elles va me recontacter et que je vais pouvoir décrocher ce stage.
- Non. Non Lilly, ça ne marche pas comme ça ! Ce que tu peux être naive !

Enième reproche. Enième poids dans la balance. Enième pression sur le compteur. Je me rappelle que tu disais toujours que j'étais une bombe à retardement et que le jour où j'exploserai sera marqué dans le calendrier comme étant le dernier jour du XXIème siècle. Le jour dernier.
Saches que je n'ai pas changé C*.

- Tu ne peux pas te contenter d'espèrer ! Tu crois que je me contente d'espèrer avec Tom moi ? Non, non Lilly mes actions ne se résument pas à l'espoir. Je ne laisse rien au hasard !

Tu remarqueras que depuis ton départ les choses sont restées intactes : Frankie a toujours son sale caractère de petite gosse de riche prétencieuse et moi... je m'écrase encore une fois, mais les choses vont bientôt changé tu le verras par la suite.

- Je sais me prendre en main, et un jour où l'autre je me réveillerai à ses côtés et il se rendra compte que je suis celle qui lui faut.
- Parce-que ton père lui aura acheté la cadillac de ses rêves ? Ou parce-qu'il te paiera une chirurgie plastique pour que tu correspondes exactement à la fille tant attendue par le grand Tom Kaulitz ? Ce que tu peux être naive...

Je sais que j'ai été méchante C*, mais il faut me comprendre. Avec Frankie on s'est toujours disputée sur ce point-là : je n'aime pas les gens puant le fric à des centaines de kilomètres. Je n'ai pas été élevée dans le même milieu qu'eux, je n'ai pas les mêmes valeurs que les leurs. Je suis diffèrente et ça a toujours posé un problème entre elle et moi.

L'autre problème c'est qu'elle est folle amoureuse. C'est bien tu me diras, oui c'est bien d'être amoureuse, mais tu sais C*, Frankie n'est pas amoureuse de n'importe qui, je ne suis même pas sûre qu'elle soit amoureuse de lui. Peut-on vraiment éprouver de l'amour pour quelqu'un qu'on ne connait pas ? Pour quelqu'un à qui les seuls mots qu'on ait adressé étaient un simple "Hallo" suivi d'un "Danke" ?

Frankie s'était mise en tête qu'elle était la femme parfaite pour son idole. Elle pensait que tout lui réussirait parce-qu'elle était Frankie Martinez, la fille du grand avocat parisien, héritier de Paul Martinez, le grand homme d'affaires franco-italien.

- Pense ce que tu veux Lilly, mais tu verras que j'ai raison. J'y arriverai parce-que j'y crois.
- Tu l'as dis toi-même Frankie : parce-que j'y crois ! Moi aussi j'y crois ! Moi aussi je crois en moi, je sais que je peux réussir. On peut partir de rien et accomplir de grandes choses et ce sans l'aide d'une carte bancaire ou d'un chéquier ! Moi aussi j'ai envie de me donner les moyens de réussir, je veux percer par moi-même, pour ce que je vaux et non pour qui je suis.
- Je te souhaite de réussir alors. Je dois te laisser je vais rejoindre Yoan.

Yoan, Pierre, Martin, Cédric, Mattieu... encore un sur la liste en fait. C'est Frankie, c'est l'entraînement de Frankie. C'est ce que je t'ai expliqué quelques heures plus tôt quand je t'ai raconté ma première rencontre avec Sascha, tu sais quand j'ai écris : « Frankie venait de partir elle devait aller voir je ne sais qui, encore un garçon je suppose, elle disait tout le temps qu'elle voulait s'entraîner pour le jour-J, pour le jour qui changerait sa vie. ».

Tu comprends mieux maintenant : oui Frankie s'amuse à coucher avec le premier venu pour s'entraîner, pour acquérir de l'expérience afin de réussir parfaitement le test avec son Tom. Oui, moi aussi je trouve ça pathétique, mais si on oublie ces quelques petits détails, Frankie est une fille bien.





16 juin 2oo9



J'étais stressée... tellement stressée ! Tu es loin d'imaginer à quel point C*, très loin. J'étais stressée et à la fois tellement impatiente. Quand j'étais rentrée à la maison deux jours plus tôt, le jour où l'on nous a annoncé qu'on devait trouver ce stage, j'avais directement parlé de tout ça avec maman et il se trouve qu'on partageait le même avis : il fallait que je m'y mette de suite. J'ai donc appelé le soir-même Sony, Warner et Universal, parmi de nombreuses autres maisons de production. Je ne pensais pas avoir une seule réponse positive et je n'en ai pas eu.

Frankie n'arrêtait pas de m'envoyer des messages pour me dire qu'elle travaillerait pendant neuf mois avec de grands photographes, des personnes qu'elle admirait tellement. Elle me disait sans cesse qu'enfin elle allait réaliser un de ses plus grands rêves et elle m'a demandé si j'étais toujours en train d'espèrer. Je crois que ça a été le sms de trop, il fallait que je bouge.

Je me rappelle donc que j'ai franchi la porte de ce hall ce 16 juin 2009. Tu sais C*, sans même rentrer dans les vrais bureaux on voit que tout est luxueux là-bas, ce n'est pas de la rigolade. Crois-moi quand tu travailles avec ces gens tu ne bosses pas avec n'importe qui. Tu as sûrement une idée d'où j'étais, oui je me trouvais bel et bien dans les studios d'Universal.

Les gens qui travaillaient là étaient tous pressés, tous bien habillés et tous... froids. Au premier abord ils étaient loin d'être sympathiques. Tu ne peux pas savoir à quel point j'étais mal à l'aise, mais je n'en laissais rien paraître.

Je m'étais présenté au comptoir d'accueil en expliquant la situation en omettant sûrement quelques petits détails, involontairement bien-sûr... ou pas. La jeune fille était aimable et m'a pris ma lettre des mains en me certifiant qu'elle serait remise à la bonne personne. J'avais peur. Je ne jouais pas, c'était vraiment important.

- Je compte sur vous, ce stage est la clef de mon avenir.

Voilà, c'était fait. Ma lettre était entre les mains de cette fille qui ne devait pas être beaucoup plus vieille que moi. Mon destin ne m'appartenait plus. La seule chose que je souhaitais à ce moment-là c'était que ce fichu morceau de papier attérisse là où il fallait.

Perdue dans mes pensées je ne m'étais pas rendue compte qu'encore une fois j'étais rentrée dans quelqu'un. C'est à se demander si je ne le faisais pas exprès !

- Pardon, soupiré-je en me retournant vers la personne.
- Lilly ?
- Sascha ?
- C'est fou ! On est destinée à se percuter ou quoi ? rigole-t-elle en se poussant du passage.

C'est vrai que c'était fou. En trois jours je la voyais deux fois, et ces deux fois-là je lui suis rentrée dedans. Quelle coincidence... Tu y crois toi C* aux coincidences ?

- Tu sais quoi ? Je suis contente qu'on se soit une nouvelle fois déboîtée l'épaule. Comme ça j'ai une bonne excuse pour t'inviter à boire un starbuck et à faire un peu de shopping.
- Non mais t...
- Chuuut. Je te dois bien ça et tu me vexerais si tu refusais !

C'est comme ça qu'un fameux 16 juin 2oo9 je me suis retrouvée à vadrouiller dans les rues de Paris avec une inconnue qui ne me faisait pas si peur que ça finalement.
On a beaucoup discuté toutes les deux et plus ça allait, plus je l'appréciais. On était vraiment sur la même longueur d'onde toutes les deux, on devait avoir un bon karma ( oui c'est une expression de maman ).

- J'aime pas le café, je déteste même, mais j'adore aller au starbuck.
- Cherchez l'erreur, plaisante alors Sascha. Quand j'étais plus jeune j'adorais le café, je pouvais en boire des litres par jour je te promets ! Mais en ce moment il se trouve que je traîne avec des personnes pire que moi et je commence à être à la limite du dégoût.
- Vraiment ? rigolé-je en buvant mon chocolat.
- T'as même pas idée.

Sascha était quelqu'un de simple, quelqu'un qui avait la conversation facile. Elle semblait vraiment très gentille mais je pense qu'elle avait ses idées en ordre, il ne fallait pas l'embêter, il ne fallait pas la chercher. Un peu comme moi en fait.

- Qu'est-ce que tu faisais dans les studios d'Universal d'ailleurs ?
- C'est pour mon stage. Je suis dans une école de com et je veux devenir attachée de presse. Je dois trouver un stage pour neuf mois.
- Neuf mois ?
- Oui. C'est long mais je pense que ça peut très vite passer aussi, tout dépend d'où on bosse.
- Je suis d'accord. Je suis plus dans la photographie moi, mais j'apprends sur le terrain.
- Ma meilleure amie est une dingue de photo.
- Vraiment ?
- Elle fait son stage dans ce domaine.
- Et elle a trouvé tout de suite ?
- Son père lui a trouvé tout de suite, oui.

Ca se ressent sûrement dans mes paroles mais à cette période Frankie m'énervait au plus haut point. Plus ça allait et moins je pouvais la voir. Je ne sais pas si c'est une chose normale entre meilleures amies mais qu'importe, c'est ce que je ressentais.

Avec Sascha on a quitté le Starbuck pour aller faire du shopping. Elle tenait absolument à me racheter un haut malgré toutes mes protestations.

- Tu m'as déjà payé le starbuck tu ne vas pas en plus m'acheter un t-shirt !
- Et pourquoi pas ?
- Mais je vais te ruiner ! On se connait à peine en plus... j'ai beaucoup de mal à accepter des cadeaux de ma meilleure amie alors je ne vais pas avoir plus de facilité à accepter les tiens.
- Bien-sûr que si, parce-que je te les dois et ce n'est sans aucune arrière pensée. Je le fais parce-que ça me fait plaisir et ça soulagera ma conscience. Penses-y à ma pauvre conscience !
- T'es toujours comme ça ?
- Toujours !

C'est dans cette ambiance là que s'est déroulée ma journée. On a continué à faire du shopping, elle m'a acheté un haut et j'ai réussi à lui offrir quelque chose aussi. En fin de journée on s'est échangée nos numéros de téléphone et il est prévu qu'on se revoit.

Tu vois C*, quand je te disais que quelques secondes peuvent changer une vie, j'avais entièrement, parfaitement et totalement raison. Et si tu veux tout savoir : Je n'étais pas au bout de mes surprises.

_________________Lilly.












uuuuuuuuu Note de l'auteur : uuuuuuuuu

Chapitre 1. Par où commencer ? C'est un chapitre introductif qui reflète bien la future structure des prochains à venir. Ne vous fiez pas aux apparences, rien n'est vraiment simple. Il y a plein de petits détails lâchés dans ce chapitres pour que vous trouviez une piste à suivre pour deviner ce qu'il se passera par la suite, mais certains détails n'en sont pas, certains détails son trompeurs. Je ne vous en dis pas plus vous verrez. Vous verrez qui est ce C* et/ou qui ce Curt. Vous apprendrez plein de choses dans le second chapitre mais je ne vous en dirai pas trop non plus sinon il n'y a aucun intérêt.
J'espère que ça vous plaît.


______________________________________Un personnage préféré ?
______________________________________Qui peut bien être cette Sascha ?
______________________________________Que pensez-vous de Frankie ? ( Bizarrement je crois que vous ne l'aimez pas trop, non ? ).

And the most important : est-ce que vous aimez ?

# Posté le samedi 19 septembre 2009 19:01

Modifié le samedi 28 novembre 2009 12:13